Le bronze, la fonte d'aluminium

Passer du métal en fusion au Polystyrène, l’exercice est audacieux.
C’est pourtant le chemin emprunté par Michel Anasse durant ses années de transition entre Les Caractères et Les Volumes éclatés.

Le soir venu, il s’absente discrètement et se cloître dans un appentis qu’il a rempli de blocs de Polystyrène du sol au plafond.
Durant des heures, à l’aide d’un fil chaud qu’il a fabriqué lui-même, il travaille ce matériau qu’il manipule avec aisance.

En 1965, il confie plusieurs pièces à Jean Guyot, fondeur installé à Golfe-Juan, spécialisé dans les pièces d’accastillage pour la Marine.
Ensemble, ils couleront plusieurs sculptures passant par la technique dite « au sable ».
Jean Guyot souhaitant développer la fonderie d’art, Michel Anasse transmet l’adresse à de nombreux artistes.

La technique de « la cire perdue » ne s’accordant pas, ou si peu, à la pièce unique, et après plusieurs années de collaboration, Michel Anasse confie ses sculptures à des fonderies d’art en Allemagne durant les années 70 et 80, puis Vénitiennes en 1995 et 1998.

En 2014, de passage à Vallauris, il confie une vingtaine de pièces à l’équipe de la fonderie Guyot-Creste pour des fontes en bronze et en aluminium.